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Grèves dans les transports et actions syndicales : quelles conséquences pour la rémunération des travailleurs ?

24. November 2025 durch
Le Cap A.s.b.l, Maxime Humblet
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La semaine du 24 au 26 novembre 2025 sera marquée par plusieurs mouvements de grève dans les services publics et les transports en commun (SNCB, TEC, De Lijn, STIB). Un service limité sera bien maintenu, mais des perturbations importantes sont attendues.

Voici ce qu’il faut savoir concernant les droits et obligations des travailleurs durant ces journées.

1. Le travailleur qui participe à la grève

En prenant part à une action syndicale, le travailleur suspend l’exécution de son contrat de travail. Il ne reçoit donc pas de salaire pour cette journée.

  • S’il est affilié à un syndicat et que celui-ci reconnaît l’action, il peut bénéficier d’une indemnité de grève.
  • S’il n’est pas syndiqué, aucune indemnité n’est prévue.
    Dans tous les cas, l’absence est légitime à condition d’en informer son employeur. Le travailleur peut également choisir de poser un jour de congé ou un repos compensatoire.

2. Le travailleur qui ne fait pas grève

Ceux qui viennent travailler reçoivent leur salaire habituel.

En revanche, si un travailleur souhaite travailler mais se retrouve empêché par la grève, par exemple parce que son poste est inaccessible ou ses missions impossibles à réaliser, il n’a pas droit au salaire garanti.

➡️ L’employeur doit toutefois rechercher une solution en lui confiant d’autres tâches.

➡️ Si ce n’est pas possible, le contrat est suspendu et aucune rémunération n’est due.

Dans certaines situations, le travailleur pourrait obtenir une allocation de chômage temporaire, après décision du comité de gestion de l’ONEM.

3. Le travailleur retardé ou bloqué à cause des transports

En temps normal, un retard ou une impossibilité d’arriver au travail peut ouvrir le droit au salaire garanti, mais seulement si l’évènement est imprévisible et indépendant de la volonté du travailleur.

➡️ Or, dans le cas présent, les grèves ont été annoncées publiquement, ce qui supprime cette notion d’imprévisibilité.

Le salaire garanti n’est donc pas dû.

Le travailleur doit démontrer avoir fait le nécessaire pour se rendre au travail (autre moyen de transport, covoiturage…). S’il estime ne pas pouvoir se déplacer, un jour de congé ou du télétravail occasionnel (avec accord de l’employeur) sont des solutions envisageables.

4. Grève dans l’enseignement : parent bloqué, que faire ?

Le mardi 25 et mercredi 26 novembre, une grève touchera également l’enseignement.

Si un parent doit rester à la maison faute de solution de garde, il devra poser un jour de congé (vacances, repos compensatoire…).

Le congé pour raisons familiales n’est en principe pas applicable, car la grève est annoncée à l’avance.

👉 En résumé

  • Pas de salaire pour les travailleurs en grève (sauf indemnité syndicale).
  • Pas de salaire garanti pour les travailleurs empêchés par une grève annoncée.
  • Des solutions existent : congé, télétravail, réaffectation temporaire.
  • Les parents touchés par la fermeture de l’école doivent prévoir un congé.

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