Vous envisagez d’engager un jeune travailleur au cours du dernier trimestre 2026? Dans certaines circonstances, aucune retenue de précompte professionnel ne doit être effectuée sur sa rémunération.
Cette possibilité peut rendre le premier salaire net plus élevé pour le travailleur. Pour l’employeur, elle implique toutefois de vérifier soigneusement que l’ensemble des conditions sont réunies avant de l’appliquer.
Quels jeunes travailleurs sont concernés?
La dispense concerne les jeunes qui entrent en service au cours des mois d’octobre, novembre ou décembre et dont la situation répond aux conditions prévues par la réglementation.
Le jeune doit notamment:
- ne plus être soumis à l’obligation scolaire,
- avoir terminé ses études ou une formation de plein exercice,
- avoir mis fin aux activités imposées dans le cadre de son programme d’études, d’apprentissage ou de formation,
- être engagé au cours du dernier trimestre de l’année,
- percevoir une rémunération mensuelle imposable ne dépassant pas 5.000 € pour l’année de revenus 2026.
Lorsque ces conditions sont réunies, l’employeur peut ne pas retenir de précompte professionnel sur les rémunérations concernées.
Pourquoi cette dispense existe-t-elle?
Le précompte professionnel constitue une avance sur l’impôt définitif du travailleur.
Un jeune qui commence à travailler seulement en fin d’année ne percevra généralement que quelques mois de rémunération au cours de cette première année d’activité.
Dans les situations visées par la mesure, son revenu annuel demeure suffisamment limité pour qu’aucun impôt ne soit finalement dû. La réglementation permet dès lors d’éviter qu’un précompte professionnel soit retenu inutilement au cours des derniers mois de l’année.
Attention aux revenus déjà perçus en 2026
C’est probablement le point de vigilance le plus important pour l’employeur.
La dispense ne s’applique pas lorsqu’un jeune travailleur a déjà travaillé auprès d’un autre employeur au cours de l’année 2026 ou a déjà perçu d’autres revenus.
Il ne suffit donc pas de constater qu’il vient de terminer ses études ou qu’il s’agit de son premier emploi dans votre entreprise. Sa situation sur l’ensemble de l’année doit être vérifiée avant de traiter sa première rémunération.
Que doit faire l’employeur avant d’appliquer la dispense?
Lors de l’engagement, nous recommandons de demander explicitement au jeune travailleur s’il a déjà exercé une activité professionnelle ou perçu des revenus au cours de l’année. Cette vérification permet d’éviter l’application erronée de la dispense.
Dans la pratique, l’employeur a tout intérêt à:
- Poser la question au travailleur dès son engagement
- Transmettre l’information à son gestionnaire de paie
- Conserver une trace des informations communiquées par le travailleur
- Ne pas appliquer automatiquement la dispense sur la seule base de son âge ou de la date de son engagement
Une erreur peut coûter cher
La prudence est nécessaire car c’est l’employeur qui est responsable de la retenue correcte du précompte professionnel.
Si aucun précompte n’a été retenu alors qu’il était effectivement dû, l’administration peut réclamer les sommes concernées.
Des intérêts de retard peuvent également être appliqués, ainsi que des amendes selon les circonstances.
Il est donc préférable de procéder à une vérification avant la première paie plutôt que de devoir régulariser la situation par la suite.
Vous engagez un jeune travailleur au dernier trimestre?
La dispense de précompte professionnel peut constituer une mesure intéressante pour certains jeunes qui commencent leur carrière professionnelle en fin d’année.
Son application dépend toutefois de la situation concrète du travailleur.
Contactez votre gestionnaire. Nous pouvons vérifier les conditions applicables avant l’établissement de la première rémunération et sécuriser le traitement de votre dossier salarial.